Archive | mai 2019

Meurtre programmé pour un blogueur critique

Pour des propos sur le père de Kadyrov qui ont déplu Tumso Abdurakhmanov, réfugié en Pologne a été menacé de mort par le Speaker du parlement et d’autres proches de Kadyrov. D’autre part la Pologne lui a refusé le statut de réfugié et il risque donc d’être expulsé.

Des proches renient publiquement le blogueur tchétchène Tumso Abdurakhmanov


Les parents de Tumso Abdurakhmanov, qui vivent en Tchétchénie, l’ont renié et ont déclaré qu’ils ne vengeraient pas sa mort. Cela a été fait sous la pression des autorités et d’après les défenseurs des droits humains ceux-ci ne pensent qu’à se protéger.

Le « Nœud Caucasien » a rapporté que le 16 avril, le blogueur avait pris note de la réaction violente de Ramzan Kadyrov et de ses partisans à sa critique à l’encontre d’Akhmat Kadyrov, le père de Ramzan. Fin avril, deux concitoyens de Kadyrov ont enregistré une vidéo menaçant Abdurakhmanov.

« Mes parents ont été obligés de me renier devant les caméras… La vidéo met en scène mon oncle de 84 ans et deux cousins », a écrit Abdurakhmanov  sur Telegram.

En Tchétchénie, la coutume qui consiste à renier des parents revêt une importance capitale. et les motifs d’une telle démarche doivent être extrêmement sérieux, par exemple un meurtre, a déclaré Ruslan Kutaev, président de l’Assemblée des nations du Caucase.

D’après lui, les autorités tchétchènes ont rendu Tumso très populaire en entamant des discussions avec lui, ce qui a rendu les proches du blogueur vivant en Tchétchénie vulnérables.

Svetlana Gannushkina, responsable du Comité d’assistance civile, a noté que dans la société tchétchène, Tumso Abdurakhmanov est considéré favorablement et le fait que ses parents l’aient renié  n’aura pas de conséquences sur cette appréciation.

Les propos des parents d’Abdurakhmanov selon lesquels ils pardonneraient son meurtre à son assassin potentiel est le signe d’un danger accru pour le blogueur, a ajouté Mme Gannushkina.

« Tumso dit simplement ouvertement ce que beaucoup de gens savent, mais ont peur d’exprimer », a déclaré Sakhib, un habitant de Grozny.

Source: https://www.eng.kavkaz-uzel.eu/articles/47015/

Caucasian Knot le 30/04/2019