Archive | décembre 2017

La France commence à extrader des citoyens du Caucase sans procès

En 2017, la France a radicalement changé d’attitude vis-à-vis des Tchétchènes demandant l’asile politique. Sacha Koulaeva, responsable du bureau Europe de l’est et Asie centrale de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), a rapporté que 10 personnes originaires de Tchétchénie étaient menacées d’extradition sur simple soupçon d’une implication dans des groupes radicaux.

Les défenseurs des droits s’inquiètent du fait que des personnes soient expulsées de France sans procès. « Une note des services secrets affirmant qu’une personne a des liens avec des groupes radicaux est suffisante pour l’expulser du pays », a expliqué la représentante de la FIDH.

Les autorités françaises ont modifié leur politique à l’égard des réfugiés de Tchétchénie en 2017, a noté Sacha Koulaeva. « Au cours des années précédentes, la France a évité l’extradition de personnes originaires de Tchétchénie, mais à notre grand regret, la situation change », a expliqué la défenseure des droits de l’homme.

Sacha Koulaeva s’est déclarée préoccupée par le manque de garanties quant à un procès libre et équitable et une protection contre la torture pour les citoyens de Tchétchénie qui avaient auparavant obtenu l’asile politique en France.

« Peut-être que ces gens représentent vraiment une menace pour la sécurité de la France. Mais nous insistons pour qu’ils aient droit à un procès, comme pour tout accusé, avec un droit de recours effectif. Tant que règne un arbitraire juridique en Tchétchénie tous les pays européens devraient s’abstenir de toute expulsion », – résume Sacha Koulaeva.

Source: http://www.eng.kavkaz-uzel.eu/articles/41834/

© Nœud caucasien 20/12/2017

On peut remarquer avec étonnement que cette nouvelle de l’extradition de Tchétchènes sans jugement apparait sur un média russe alors que nous avons cherché en vain des informations à ce sujet sur les médias français. C’est comme si la politique sécuritaire nous avait habitué à accepter ce qui nous aurait choqué il y a peu.

Arseny Roginsky, la disparition d’une voix libre en Russie

Nous citons dans nos lettres souvent l’association Memorial tant elle tient une grande place dans le soutien aux tchétchènes contre les sévices et l’arbitraire d’abord du pouvoir russe puis de la dictature Kadyrov. Au moment du décès d’un des fondateurs de Mémorial il nous a semblé intéressant de vous transmettre cet article du blog Médiapart de François Bonnet .

Il fut l’une des grandes voix de la dissidence soviétique et l’un des fondateurs, en 1989 avec Andreï Sakharov, de l’association Memorial dont il était ces dernières années le président. Arseny Roginsky est mort le 18 décembre à l’âge de 71 ans. Cet historien, qui avait exhumé les crimes du stalinisme, n’a jamais cessé ses combats pour les droits de l’homme dans la Russie de Vladimir Poutine. Portrait.

Memorial, la principale association de défense des droits de l’homme en Russie, a annoncé sur son site la mort de son président Arseny Roginsky le 18 décembre, à l’âge de 71 ans. Il est bien peu probable que le régime russe rende hommage à cet historien qui était devenu un défenseur inlassable des libertés, de la justice et des droits des citoyens et ne cessait de dénoncer les innombrables violations des droits fondamentaux dans la Russie de Vladimir Poutine.

Son association, Memorial, est depuis des années dans le collimateur du pouvoir qui multiplie tous les obstacles bureaucratiques et politiques possibles pour l’empêcher de mener à bien ses deux principales missions: défendre les libertés ; effectuer un travail de recherche historique sur le système de répression soviétique. Un travail salué par les historiens du monde entier.

Personnage chaleureux et éruptif, Arseny Roginsky énumérait, cigarette après cigarette, la longue liste de ses colères et indignations. A l’espoir perdu d’une vaste démocratisation du système politique russe, il préférait avec une lucide obstination développer pas à pas et protéger l’association Memorial. Surtout, il demeurait un historien passionné qui a su faire venir à Memorial toute une nouvelle génération de chercheurs, d’enseignants et de correspondants dans les régions russes travaillant sur les archives enfouies du régime soviétique et du stalinisme.

 C’est justement pour avoir fait publier à l’étranger des «archives interdites», qu’Arseny Roginsky avait été condamné en 1981 par un tribunal de Léningrad à quatre années de camp, une peine qu’il effectua dans sa totalité. Comme le notait alors un article des Cahiers du monde russe, «parmi la quantité énorme de procès qui jalonnent l’histoire de l’Etat et de la société soviétique, le cas Roginsky occupe une place à part: un historien a été jugé pour avoir étudié l’histoire sans autorisation». «Roginsky travaillait dans les archives. Il découvrit puis publia des documents que l’histoire officielle ne souhaitait pas voir publier (…) Il est condamné pour avoir violé le monopole de l’histoire».

«Seule une étude libre de ces archives et leur libre publication nous aiderons à connaître la vérité sur notre passé»: telle fut la dernière déclaration de Roginsky devant le tribunal. Rédigée dans une cellule de huit mètres carrés où s’entassaient neuf détenus, elle lui a valu quatre années de camp. C’est ce programme que Memorial continue avec constance à appliquer. Depuis bientôt trente ans, l’association a bouleversé la connaissance historique de ce que fut la répression stalinienne puis plus largement soviétique, en particulier grâce à un extraordinaire travail sur les archives régionales.

Il y a quelques années, Arseny Roginsky accompagnait trois autres responsables de l’organisation Memorial distingués par le Parlement européen et lauréats du prix Andreï Sakharov. Il s’agissait d’Oleg Orlov, de Sergeï Kovalev et de Lioudmila Alexeïeva (lire ici un entretien avec Sergeï Kovalev et également ici). A cette occasion, nous l’avions rencontré à Paris pour un entretien sur les combats de Memorial, sur l’espérance démocratique trahie et sur la Russie de Poutine. Nous le republions ci-dessous:

«La Russie, 170 millions de personnes et un autocrate!»

La Russie que vous imaginiez avec Andreï Sakharov et bien d’autres, lorsque Memorial est créée en 1989, est-elle celle d’aujourd’hui?

Vous savez, il y a vingt ans, ce fut le pic de nos illusions ! Pour le dire vite, tout changeait tous les jours. Evidemment, nous étions des gens plutôt expérimentés et nous savions qu’il faudrait des années pour démocratiser ce pays. Mais nous ne pensions pas qu’au bout de vingt ans, les choses auraient si peu progressé. Nous pensions que cela irait plus vite et bien plus loin. Or ces dernières années, la situation politique a empiré. Est-ce notre défaite? Avoir parcouru un quart ou un cinquième seulement du chemin que nous envisagions il y vingt ans… Mais sans nous, peut-être serions-nous allés encore moins loin !

Beaucoup d’organisation, d’associations de mouvements de la société civile ont disparu. Comment expliquez-vous la permanence de Memorial?

Parce que nous avons avec obstination et constance défendu deux idées. L’une est de travailler sur l’histoire de ce pays: comment la terreur politique mise en place par les bolcheviques en 1917 s’est poursuivie tout au long du soviétisme. Il y a eu bien sûr la terreur de masse des années trente. Mais ensuite la terreur ou la répression en tant que méthode de gouvernement est demeurée.

La seconde idée est: qu’est-ce qu’on souhaite? Vivre en liberté dans un pays démocratique, c’est aussi banal que cela! Or la conscience d’hier et celle d’aujourd’hui nous empêchent de construire cela. Pour Memorial, c’est clair: le passé, nous le voyons comme une destruction massive des droits de l’homme. Mais quand nous regardons le présent, il y a aussi de très grandes violations des droits de l’homme. Vous savez, l’effondrement de l’URSS en 1991 a été le jour le plus heureux de ma vie. Aujourd’hui notre président dit que ce fut «la plus grande catastrophe du XXe siècle». Alors comment pouvons-nous nous entendre!

Vingt ans après, sommes-nous sortis du soviétisme?

En partie seulement. Le présent porte toujours cette histoire. Par exemple, on ne peut comprendre la première guerre de Tchétchénie en 1994, et ce qui se poursuit depuis, sans comprendre, sans connaître la déportation des Tchétchènes ordonnée par Staline en 1944. Tout cela est lié. Toutes les institutions créées après 1991 ont été vidées de leurs missions ou de leurs pouvoirs sous Vladimir Poutine. Tout se concentre sur un homme, Poutine. Le parlement est une imitation. Les partis sont des imitations. Tout est imitation ! Chez vous il y a un parlement, un gouvernement, des associations, une société civile. Ici rien: 170 millions de personnes et un autocrate, une simple imitation de démocratie.

Certains soutiennent que Poutine incarne une mutation intelligente du système soviétique. Qu’en pensez-vous?

Peut-être… à vrai dire, la question importante est: pourquoi, avec Poutine, y a-t-il un recul de la démocratie? Pourquoi a-t-on fait machine arrière au lieu de continuer? En fait, ce recul a commencé plus tôt, dès la première guerre de Tchétchénie déclenchée en 1994. Au milieu des années 1990, le pays a souffert d’une terrible crise morale, d’une crise d’identité. L’effondrement du pays a créé une immense humiliation nationale. Nous avions tous voté pour la démocratie, nous avions voté Eltsine ! C’est quoi la démocratie: d’abord la justice. Mais où est donc cette justice, disait le Russe des années 1990 ? Personne ne voyait de justice. Nulle part ! Il n’y avait qu’injustice, et injustice sociale.

Boris Eltsine a compris cela. Il a tenté de réanimer une rhétorique de puissance. A partir de 1995, alors qu’il a lancé la guerre de Tchétchénie, il forme des groupes qui devaient réfléchir là-dessus: comment ressusciter cette fierté nationale? Et c’est Poutine qui leur a donné cette nouvelle identité. Ce n’est pas Poutine qui a imaginé cela, avec sa tête de Kguébiste. Il a entendu cela et il est allé vers eux d’une manière très ferme et même agressive. Poutine le dit à nouveau: “Nous sommes une grande puissance”, peu importe que cela soit vrai ou faux. Il devient le leader d’une renaissance nationaliste, un nationalisme d’Etat.

Cette conception doit constamment être réaffirmée. Le pouvoir doit mobiliser en permanence, entretenir la flamme. Et dans ce sens, on revient au stalinisme de la fin, lorsque les principaux slogans de l’époque étaient: consolidation et mobilisation. Et pour cela il faut aussi toujours affirmer que nous sommes entourés d’ennemis. Regardez les sondages aujourd’hui: notre principal ennemi est à nouveau l’Amérique.

A quoi sert Memorial aujourd’hui?

Il ne faut pas exagérer notre rôle. Il est, de fait, modeste. Dans le paysage de ces vingt dernières années, les petits îlots de réflexion, de discussion, de démocratie ont progressivement disparu. Chacun à sa manière est menacé. Les associations sont dispersées, sans influence sur le paysage politique. Il y a sans doute une centaine d’associations de défense des droits de l’homme, quelques médias libres – peu –, quelques centres de recherche, et quelques restes de partis démocratiques. C’est très très peu. En Russie, il n’y a pas de champ politique, toute activité politique est immédiatement empêchée par le pouvoir. Memorial n’est pas une organisation politique et ne veut pas le devenir. Alors oui, nous pouvons critiquer le pouvoir, proposer des alternatives. C’est pourquoi beaucoup d’intellectuels s’écartent du pouvoir actuel et cherchent à se rapprocher de nous. Nous sommes comme une porte de sortie.

18 déc. 2017 par François Bonnet (Blog : Le blog de François Bonnet) Mediapart

Convoqués à Grozny par la justice tchétchène, les défenseurs des droits expriment, sur place, à nouveau leurs convictions.

Ce que semble redouter par dessus tout le pouvoir tchétchène c’est la publicité de ses exactions. Ce que relate les Nouvelles de Tchétchénie dans son dernier numéro c’est une rare occasion  de confrontation directe entre une institution tchétchène (un tribunal) et des défenseurs des droits et une journaliste. Ce choc est, à notre avis, extrêmement éclairant et nous signalons les propos de Svetlana Gannouchkina qui, en peu de mots, situe sa position devant l’histoire récente de la Tchétchénie.

La correspondante de Novaïa Gazeta Elena Milachina et ses collègues Svetlana Gannouchkina, Igor Kaliapine, Oleg Orlov et l’avocat Piotr Zaïkine se sont rendus à Grozny, répondant à la convocation de la justice tchétchène. Il y a quelques mois, le ministère de l’Intérieur tchétchène avait intenté une action en justice contre le journal « Novaïa Gazeta » et l’ONG de défense des droits de l’homme « Solidarité citoyenne » pour avoir publié des articles critiques sur l’affaire Djamalaldinov au nom de « la défense de l’honneur, de la dignité ». Ils étaient convoqués le 9 novembre à Grozny, en dépit du fait que les prévenus se trouvaient à Moscou et que cela contrevenait à la loi russe sur le principe de la territorialité juridictionnelle. Pour les « invités », la question de la sécurité s’est posée : Novaïa Gazeta et Svetlana Gannouchkina (pour l’ONG) critiquent régulièrement le régime de Kadyrov pour les violations des droits de l’homme.

Arrivés tant bien que mal devant le tribunal (l’adresse du tribunal n’était pas très claire), ils se sont retrouvés devant une foule de deux cents manifestantes scandant « Dehors ! » et arborant des panneaux « Gannouchkina, mère de l’anarchie », « Milachina, honte de la Russie », « Trahison de la patrie, peine maximale », « Kaliapine, Milachina, Gannouchkina – défenseurs des terroristes », etc.. Tout autour, des jeunes hommes armés, un peu désorientés. Du coup, Elena Milachina interpelle les manifestantes : « Bonjour, enchantée de vous rencontrer »… Et de serrer les mains, saluer l’assistance de la main. Quelqu’un lui soufflera, une fois entrée dans le bâtiment : « Mais, ce rassemblement, c’est contre vous ! » A l’intérieur, bien au chaud, que des hommes. Dehors, les femmes, elles, sont restées sous la pluie !

Les péripéties de l’audience (résumé)

La juge, s’adressant à S. Gannouchkina : – Pourquoi publiez-vous des critiques sur Ramzan Kadyrov sur votre réseau ? Pourquoi avez-vous écrit que Djalaldinov avait été menacé ?

– Tout le monde pensait alors qu’il avait été tué par la police tchétchène.Milachina : – Kadyrov lui-même écrit sur son blog à propos du déplacement du corps de Lénine, ou bien publie une photo avec l’opposant russe Kassianov dans le viseur. Pourquoi, lui, peut le faire et les autres pas ?

La juge : – Je retire la question.

L’avocat P. Zaïkine : – R. Djalaldinov a été artificiellement joint à l’action judiciaire pour justifier une convocation en Tchétchénie. Pourquoi donc le ministère de l’Intérieur tchétchène ne s’est pas risqué à aller devant les juges de Moscou ?

Milachina : – Vous contestez les menaces d’Alaoudinov, mais nous pouvons convoquer à l’audience M. Karataev, T. Mourdalov, V. Aboubakarov , S.Ianouglbaev ; tous ces juges suprêmes tchétchènes peuvent témoigner de quoi est capable Apti Alaoudinov : passages à tabac, démissions sous la menace…

La juge, quelque peu paniquée : – Je ne vous autorise pas à vous écarter du sujet, cela n’a aucun rapport ! L’audience est close, le tribunal se retire pour rendre sa décision !

Gannouchkina : – Puis-je réagir ?

– Bon, allez-y, réagissez.

« Tous ici, nous ressentons notre culpabilité pour les deux guerres, pour ce qu’on a fait subir au peuple tchétchène. Le peu que nous avons pu faire pour l’aider et pour nous tenir à ses côtés durant ces années de guerre, cela a sauvé nos âmes, nous a donné le droit de vivre. J’ai le sentiment qu’à cette époque, pendant la guerre, les gens qui vivaient ici disposaient de plus de sens de la dignité et de capacité à combattre le mal. Je dois dire que ce que j’ai vu aujourd’hui à Grozny m’a profondément attristée. Des gens sont venus vers moi pendant la suspension de séance, (je ne peux donner leurs noms, ce serait un danger mortel pour eux), ils m’ont dit: « Ne pensez pas que nous avons oublié : nous nous souvenons de tout, nous comprenons tout. Et ces femmes qui sont devant le tribunal, elles aussi elles comprennent ».

Un silence complet avait accompagné la déclaration de Gannouchkina. La juge n’en rejeta pas moins l’appel des prévenus. La veille de leur départ pour Grozny, un informateur de Novaïa Gazeta avait averti S. Gannouchkina d’un projet d’« accueil » des visiteurs : une action de provocation était prévue contre les défenseurs des droits de l’homme moscovites : un groupe d’individus, des « militants patriotes » tchétchènes devaient leurs jeter des œufs, de la farine, etc.. Il a raconté que les femmes manifestantes avaient été transportées et raccompagnées chez elles par des autocars du ministère de l’Intérieur. L’action prévue par les lanceurs d’œufs avait été abandonnée au dernier moment, avec la version, pour la télé tchétchène, que les invités de Moscou avaient pris peur et ne s’étaient pas déplacés en Tchétchénie.

—————–

Ramazan Djalaldinov, habitant du village de Kenkhi, dans l’extrême sud montagneux de la république, s’était plaint en avril 2016 dans une lettre ouverte à Poutine, de la corruption gangrenant son village, lequel se trouvait dans un état lamentable suite à la guerre. La réaction de Kadyrov fut immédiate : maison incendiée, famille persécutée et chassée de Tchétchénie, villageois priés de condamner en public le lanceur d’alerte… Venu visiter le village, Kadyrov dut admettre que Djalaldinov avait raison : il limogea le chef de l’administration locale commanda des travaux pour restaurer le village, décrétant que 2016 serait l’« année du district de Charoï », dont dépend Kenkhi. On fit revenir Ramazan, on lui fit toutes sortes de promesses pour le dédommager… sans suite : au contraire, les villageois les plus rétifs furent poursuivis, Djalaldinov condamné pour calomnie, les compensations n’arrivèrent pas. Convoqué par Apti Alaoudinov, le ministre tchétchène de l’Intérieur, Ramazan, accompagné de son épouse, fut menacé de mort. Délesté de son passeport et de son portable, il décida de s’enfuir, passant par la frontière montagneuse du Daghestan et de se rendre à Moscou pour demander de l’aide aux militants des droits de l’homme. L’affaire de sa « disparition » remonta alors jusqu’à Peskov, le porte-parole de Poutine.

Noukhadjiev, Chargé des droits de l’homme (sic) de Kadyrov, propose à R. Djalaldinov de retourner chez lui : « Nous examinerons objectivement ses doléances. Personne ne le touchera. » « Les défenseurs des droits de l’homme l’utilisent. Quand ils n’en auront plus besoin, ils le laisseront tomber. » Il s’est plaint de ce que les défenseurs venus d’Europe le 28 novembre l’aient évité, allant directement voir les gens sans passer par lui ! « Cela prouve qu’ils n’ont pas l’intention de coopérer. »

Les Nouvelles de Tchétchénie n°112, décembre 2017