Human Rights Watch (HRW) reproche aux autorités polonaises d’ignorer les droits des réfugiés tchétchènes.

Les autorités polonaise refusent d’accorder l’asile aux Tchétchènes et donc leur font courir des risques d’après un rapport  de HWR.

Les défenseurs  des droits en Pologne et au Belarus remarquent qu’en 2016 le nombre de personnes qui ont dû repartir à cause des refus des autorités polonaises a crû significativement et cela continue en 2017, d’après le rapport publié sur le site de HRW ce 1er mars.

Le site web cite Lydia Gall, une chercheuse du HRW pour les Balkans et l’Europe de l’Est : « la Pologne met les gens en danger en leur refusant l’accès à la procédure de demande d’asile et en les renvoyant vers le Belarus où ils ne peuvent bénéficier d’une protection. »

HRW a interrogé plusieurs dizaines de Tchétchènes, qui ont demandé le statut de réfugié mais à qui on a refusé l’entrée en Pologne. Au moins une dizaine d’entre eux ont raconté que des gardes frontières les ont maltraités et les ont humiliés.  Ils ont aussi dit que les autorités compétentes ne respectaient pas la confidentialité alors que les entretiens en public peuvent menacer leur sécurité.

HRW a interrogé le Ministre de l’Intérieur polonais sur la situation des réfugiés tchétchènes et a reçu une réponse écrite qui précise, en se basant sur les gardes frontière, que la majorité des demandeurs d’asile sont des « migrants économiques ». Cependant, toutes les personnes interrogées par HRW ont soutenu avoir été harcelées par les autorités tchétchènes en Tchétchénie et torturées dans les postes de police.

Svetlana Gannushkina, présidente de l’organisation « assistance civile », déclare : « Nous, les militants et les journalistes des droits humains écrivons souvent et parlons de ce qui se passe en Tchétchénie, pourquoi les gens la quittent. Les Polonais ne peuvent pas ignorer ces histoires sans fin de détentions, de torture, de personnes qui sont accusées faussement de détention de drogue. Outre le terrorisme, il y a aussi un régime totalitaire qui écrase, soumet une personne dans toutes les sphères de la vie – y compris dans les relations familiales ».

Selon elle, parmi les habitants de la Tchétchénie qui cherchent à quitter la Russie, il est peu probable que ce soit pour des raisons économiques, parce que « les Tchétchènes  sont des gens attachés à la terre et qui ne la quitteraient pas pour de l’argent. »

(Le Nœud Caucasien, 03 mars 2017)

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